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Les verriers de Murano

L'île de Murano fut également célèbre pour ses jardins.
S'y retrouvaient entre amis les nobles mais également les artistes, peintres et écrivains qui appréciaient sa douceur et ses parfums.
De nombreux souverains, de passage à Venise, se déplaçaient jusqu'à Murano pour admirer et commander leur vaisselle, vases, etc.
Le savoir-faire des verriers de Murano suscitait bien évidemment de nombreuses convoitises de la part des autres pays européens, et l'on craignait que l'étranger ne découvre le procédé des gens de Murano.
C'est pourquoi, dès 1275, l'exportation du verre brut ainsi que des matières qui servaient à le composer, mais également celle du verre cassé, fut interdite par le sénat vénitien.
Lorsque Louis XIV, au XVIIe siècle, finit par réussir à débaucher quelques verriers de Murano pour les amener en France, le Conseil des Dix de la République de Venise alla jusqu'à payer des agents pour tuer les ouvriers déserteurs qui refuseraient de rentrer à Murano.
D'abord utilitaire la verrerie de MURANO devint un art d'un grand raffinement qui connaît son apogée du XVIe siècle au XVIIIe siècle. Les maîtres verriers prestigieux sont encore bien présents sur l'Île.
On peut citer, entre autres, les ateliers Ballarin, Barovier&Toso, Pauly & C., Seguso ou encore Venini.
Certaines verreries d'art, et elles sont en expansion, produisent des objets de grande qualité tout en adoptant un style rafraichi le plus souvent avec l'aide d'artistes contemporains.
À l'époque de son apogée, les productions de Murano étaient appréciées et connues dans l'Europe entière et ce jusqu'à Constantinople.